Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 09:32
Vous avez peut-être suivi les vœux du Président de la République à la nation, mercredi soir. On nous annonçait du nouveau sur la forme, du sang et des larmes sur le fond. Et bien, mis à part la mise en scène,  assez dépouillée, assez froide, devant un pupitre placé dans la bibliothèque de l'Elysée, je n'ai rien entendu de bien neuf ni de bien motivant. Pas un mot ou presque sur le pouvoir d'achat, rien sur les moyens réels de sortir de la crise, à peine des incantations et des "n'ayez pas peur" finalement bien peu rassurants.

A l'heure où le chômage s'envole, où nombre d'entreprises utilisent l'argument de la crise pour licencier à tour de bras et délocaliser honteusement les productions hors de France, N. Sarkozy nous affirme qu'il a les choses bien en main et que nous devons de lui faire confiance. Vous comprendrez que je ne marche pas et que cette courte cérémonie de vœux ne m'a point rassuré sur l'amélioration prochaine de la situation de notre pays et des conditions de vie de nos concitoyens.

Et puis, ce n'est plus un tic mais une habitude qui m'agace : ce discours aura été celui du "moi je" et non celui du "nous", Sarkozy se plaçant une fois encore en seul recours à la crise. Comme le stigmatise le député Vincent Peillon, cette cérémonie télévisée aura été "un incroyable exercice d'autosatisfaction" du président de la République soulignée par son "formidable abus de la première personne du singulier". Face à la crise, cette posture a tendance à lui faire oublier que "tout le monde doit être associé" dans la relance de la France, ajoute Vincent Peillon, "il devrait réunir les syndicats, les partis d'opposition et les mettre autour de la table, car Nicolas Sarkozy n'est pas seul au monde, la gauche, dirige la quasi-totalité des grandes collectivités locales, qui réalisent 70% de l'investissement national." Mais encore faudrait-il que notre Président sache jouer collectif...

Partager cet article

Repost 0
Published by Michel Pineau - dans Politique
commenter cet article

commentaires