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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 12:33
De par le monde, un mouvement de féminisation semble s'être amorcé depuis plusieurs années. Dernièrement, c'est avec joie que j'ai appris l'élection de la socialiste Michelle Bachelet à la présidence du Chili. Son succès vient s'ajouter à ceux d'autres femmes politiques victorieuses ces derniers temps :  Ellen Johnson Sirleaf, nouvelle présidente du Liberia ou encore Angela Merkel, la nouvelle chancelière allemande.

L'arrivée de femmes au pouvoir, qu'elles soient de droite ou de gauche, n'est pas une vraie nouveauté en soit. Mais jusque là cela avait surtout été de l'ordre de l'exceptionnel en Grande Bretagne (avec la regrettable et surtout pas regrettée Mme Tatcher), aux Philipines ou en Inde (Indira Gandhi). Mais aujourd'hui, le phénomène prend de l'ampleur et semble même s'accélérer !
On compte en effet de nombreuse femmes aux postes suprêmes : Tarja Halonen (actuelle présidente de Finlande),  Mary McAleese (réélue à la présidence de la République Irlande,en octobre 2004 et qui avait déjà occupé ce poste depuis 1997), Vaira Vike-Freiberga (Lettonie)...  Et il se murmre çà et là que les USA pourraient bien tenter l'aventure dans un duel inédit lors des prochaines échéances post Bush, entre Hillary Clinton et Condoleeza Rice !

Il est donc facile, voire même tentant de faire le lien entre toutes ces destinées politiques de femmes victorieuses de par le monde et la montée en puissance en France de femmes politiques comme Michèle Alliot-Marie et surtout Ségolène Royal.

Avant de me féliciter de ce phénomène comme le font peut-être un peu vite les médias, qui voient dans ces succès féminins de quoi alimenter à bon compte leur journaux, j'aimerais que l'on ne s'arrête pas simplement au fait qu'il s'agit de femmes.

En matière de politique, je reste persuadé que l'arrivée de femmes aux plus hauts postes représente un atout pour nos sociétés.
Toutefois, le sexe ne doit pas représenter ni une barrière infranchissable, ni donner un droit ou un avantage. A mes yeux, ce qui compte avant tout, ce sont les idées et la manière de les faire passer...

Dans le cas présent, permettez-moi ainsi, par rapport à mes convictions personnelles, de préférer me réjouir qu'une socialiste ait gagné au Chili plutôt que son adversaire de droite et de regretter dans le même temps la victoire de la candidate libérale Angela Merkel en Allemagne au détriment du chancelier sortant de gauche Gerhard Schroeder.

Ce n'est pas du machisme ou de l'opportunisme... mais tout simplement de la politique !

Sources : journal Sud Ouest
A lire sur le même sujet : le blog Ségolène Royal... Une femmes présidente ?
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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 20:59
Les médias se sont emparés du phénomène, les sondages la place tout en haut et dans le petit monde du web, on ne compte plus les blogs qui lui sont consacrés. Petit tour d'horizon de la blogosphère Ségolène Royal...

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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 20:42

Vous connaissez peut-être Daniel Schneidermann, journaliste spécialisé dans le décryptage de la télé. Il officie chaque semaine sur France 5, dans l'émission "Arrêt sur image".

Dimanche prochain, à 12h30, je vous conseille de jeter un oeil à cette émission puisque le thème central tournera autour de l'éclosion médiatique du phénomène Ségolène Royal. Avant un débat qui promet d'être passionnant, sera diffusé un reportage de John Paul Lepers qui a suivi la prétendante socialiste à la présidentielle lors de son voyage au Chili pour soutenir Michèle Bachelet.



L'analyse du reportage que nous livre Daniel Schneidermann sur son propre blog est particulièrement intéressante : "A l’heure où j’écris, son reportage est en cours de montage. J’ai vu quelques rushes. (...) Voir Ségolène s’entraîner à faire la présidente, avec les exercices obligés (le couplet sur l’excellence et l’ancienneté des relations franco-chiliennes, etc) m’a ramené à des souvenirs d’un quart de siècle. Les premiers pas de Mitterrand président. Cette incrédulité à voir un homme de gauche prononcer les mots, faire les gestes, que l’on croyait jusqu’alors réservés, par privilège de naissance, aux gens de droite. Avec Ségolène, c’est pareil. Ces mots d’homme, ces gestes d’hommes, voici qu’une femme se les approprie. Même incrédulité de prime abord. Même émotion, devant ces images balbutiantes d’une possible alternance sexuelle."

 A voir :
"Arrêt sur images", dimanche 15 janvier
à 12h35 sur France 5.
"Ségolène, un fantasme médiatique ?"  en présence de Daniel Bernard, journaliste à Marianne (auteur de "Madame Royal" ) et d'Alain Duhamel, journaliste politique.

 A lire sur le net :
Le blog de Daniel Schneidermann
Le site de l'émission (et son forum)

Crédit photos : France 5
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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 17:28
Ségolène RoyalOn a souvent associé les années Mitterrand à un retour à une certaine tradition monarchique. Cette dernière est un peu passée de mode depuis 1995 et le "règne" de J. Chirac.

Mais effet nostalgique aidant, à l'occasion des 10 ans de la mort du seul président de gauche de la Vème République, les médias se sont emparés sans retenue de cette époque et l'ont remis au goût du jour... Il est, à ce titre, assez amusant de voir tous les socialistes revendiquer son héritage, même ceux qui en avaient appelé quelques années plus tôt au droit d'inventaire...

Tous les socialistes sauf un ou plutôt une, qui porte peut-être, dans ce contexte, un nom prédestiné : Ségolène Royal. A l'heure où le Parti Socialiste se déchire pour trouver "le bon" candidat, une femme semble faire fi des controverses politiciennes des "éléphants" socialistes et entend tirer son épingle du jeu.

Les médias sont en passe d'en faire leur marotte, les sondages lui prédisent des lendemains qui chantent... Je ne sais pas si elle réussira à s'imposer, tant auprès des français que de ses collègues socialistes mais je salue en tout cas la devise que semble-t-il, nous partageons tous les deux : "le pouvoir ne se donne pas, il se prend !"

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