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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 07:59
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Que Michel Rocard, ancien Premier ministre PS, juge que l'instauration du test ADN pour les candidats au regroupement familial n'est "pas très digne et pas très correcte", quoi de plus normal ?
Que Charles Pasqua lui emboîte le pas, c'est plus étonnant ! Il n'est en effet jamais trop tard pour bien faire et prendre conscience de ses errements passés...


Le sénateur UMP des Hauts-de-Seine et ancien ministre de l'Intérieur, estime que le recours aux tests ADN comme preuve de filiation dans la procédure de regroupement familial n'est "pas acceptable", dans un entretien paru mardi dans le Parisien-Aujourd'hui en France.

"Le choix des tests ADN n'est pas acceptable (...) Cela rappelle de mauvais souvenirs, à nous gaullistes. On sait l'usage qu'ont fait les nazis de la génétique", déclare-t-il. Charles Pasqua fait valoir que la "banalisation" des tests ADN "heurte les principes fondamentaux de notre droit et remet en cause des équilibres construits patiemment".

Il ajoute que "notre droit de la famille et, en particulier celui de la filiation, ne repose pas sur la biologie". "Sans même parler de l'adoption, il est possible en France d'élever un enfant qui n'est pas le sien". "Et que se passera-t-il lorsqu'un demandeur de bonne foi découvrira qu'il n'est pas le père de l'enfant qu'il croit être le sien? Les conséquences risquent d'être terribles", souligne-t-il.

L'ancien ministre estime qu'"on ne peut décider de telles choses dans le cadre d'une procédure d'urgence avec lecture unique devant chaque assemblée parlementaire".

Les sénateurs examinent depuis hier après-midi le projet de loi de Brice Hortefeux sur l'immigration. En commission, ils ont supprimé l'article introduit par les députés ouvrant la possibilité de tests ADN pour les candidats au regroupement familial.


MAJ : on pouvait de bon droit se demander quelle mouche avait piqué Charles Pasqua sur ce coup-là mardi. Malheureusement, suite à la réécriture de l'amendement au Sénat, il semble que Sarkozy ait eu gain de cause, y compris face aux derniers Gaullistes. Reste donc la mobilisation citoyenne qui se poursuit et je vous invite à rejoindre les milliers de français qui ont déjà signé la pétition contre les tests ADN.
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 20:30
charb.gifSégolène Royal, mais aussi François Bayrou, Dominique de Villepin ou François Hollande l'ont déjà signé aux côtés d'autres hommes politiques, d'acteurs, de chanteurs, d'écrivains, de sportifs ou de philisophe, tous, de droite comme de gauche, opposés fermement au projet de test ADN pour les immigrés.

Cette petition, lancée par Charlie Hebdo et SOS-Racisme et relayée ce matin par le journal Libération, je m'y associe à mon tour, persuadé que l'utilisation de la génétique dans la question de l'immigration est  un pas que notre république, démocratique et forte de ses valeurs humainistes issues des Lumières, ne peut être tolérée.

Je vous incite à en faire de même en vous rendant sur le site de cette pétition : www.touchepasamonadn.com

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 08:32

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C'est avec émotion que j'ai assisté, mercredi dernier, à l'hommage républicain qui était rendu au Luc à notre ami Jean-Yves Gosse.

Dans l'assistance, des centaines de Lucois, mais aussi de Vidaubanais, de Cannetois et de Mayonnais, ont pris part avec dignité et respect à cette cérémonie à laquelle assitaient de nombreux édiles, toutes familles politique confondues.

Les proches du défunt ont retracé simplement la carrière de Jean-Yves Gosse, rappelé les combats qu'il a mené tout au long de sa vie pour Le Luc puis pour le canton. Tous ont salué la mémoire d'un homme qui a toujours œuvré pour le bien collectif et qui n'a jamais oublié de conjuguer efficacité avec disponibilité et gentillesse.

Autant de qualités qui faisaient de lui un homme politique (au sens noble du terme) utile à la vie de la cité et qui représente pour moi comme pour beaucoup, un modèle à suivre assurément.


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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 19:31

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Suite de la chasse à la désinformation

contenue dans le tract de l'UMP avec
l'engagement numéro 4
du Président de la République :
"Réhabiliter le travail"


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Une question de valeurs ?
"Réhabiliter le travail"
, voilà bien une notion étrange comme seule l'UMP en a le secret. Comme si le travail n’était plus une valeur dans notre société actuelle. A vrai dire, cette idée prend tout son sens dans les propos de Sarkozy et des siens. Pour eux, ceux qui sont privés de travail, ceux qui sont au chômage sont forcément des fainéants. Et ceux qui touchent le RMI ou les aides sociales, des
profiteurs, des assistés, voire des privilégiés ! A les entendre, certains préféreraient ne rien faire plutôt que d'avoir un emploi !

Une vision populiste
Cette vision, aussi populiste que réductrice, s’inscrit malheureusement dans une stratégie mise en place par la droite et désormais bien huilée : monter les Français les uns contre les autres, en prônant notamment la réussite individuelle plutôt que la solidarité par l’effort collectif. Le fameux Revenu de Solidarité Active (RDA) n'est pas autre chose, puisqu’il oblige désormais les titulaires du RMI à accepter n’importe quel travail pour bénéficier justement de cette solidarité nationale...

D'autres solutions existent
Au contraire, pour favoriser le retour à l'emploi de nos concitoyens en situation difficile, il faut rendre au RMI son véritable objectif : l'insertion professionnelle ! Pour cela, la seule bonne méthode consiste à permettre non seulement le cumul, pendant quelques mois, des aides sociales avec l'emploi retrouvé mais aussi une véritable formation avec un suivi personnalisé. C'est la seule solution viable pour sortir définitivement les personnes de la détresse sociale que représente le chômage. Mais cela, ce n'était pas N. Sarkozy qui le proposait lors des présidentielles, mais une certaine Ségolène Royal...

Réagissez vous aussi en me laissant vos commentaires, vos impressions sur ce point !

A suivre dans les prochains jours l'engagement N°5 de N. Sarkozy : "Augmenter le pouvoir d'achat".
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 11:00
Voici le communiqué de presse rédigé, au nom du PS Varois,
suite au décès, ce week-end, de Jean-Yves Gosse, Conseiller Général PS du canton du Luc.

"C'est avec tristesse et émotion que nous avons appris ce week-end la nouvelle de la disparition de Jean-Yves Gosse, notre ami et camarade socialiste, à l'âge de 66 ans. Conseiller Général du canton du Luc, il fût un homme de conviction et de terrain, engagé et toujours présent malgré une santé défaillante.

Conseiller municipal du Luc dès les années 60, Maire Adjoint de 1978 à 1989 puis élu départemental depuis 1998, Jean-Yves Gosse était une personnalité incontournable dans son canton (Le Luc, Le Cannet des Maures, les Mayons et Vidauban) mais aussi au Conseil Général. Professeur au Collège du Luc pendant dans années, Chevalier dans l'Ordre des Palmes Académiques, il fut un ardent défenseur de l'école publique mais avait également œuvré, entre autres, pour la déviation routière de Vidauban.

Après le décès de Max Demaria, c'est donc une autre figure socialiste du Var qui nous quitte. Ses amis, ses connaissances et ses camarades ainsi que l'ensemble du PS Varois sont évidemment très peinés de sa disparition et présentent à sa famille et à ses proches, leurs plus sincères condoléances."



Robert Alfonsi,
1er secrétaire Fédéral PS
Michel Pineau,

Secrétaire Fédéral PS à la communication



MAJ : Un hommage Républicain se déroulera, sur le place de l'Hôtel de Ville du Luc, à 11h, mercredi 26 septembre.


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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:11
Suite et fin des réflexions de Jean-Louis Bianco qui font parties d'une tribune qu'il a livrée volà quelques jours au journal Le Monde. Dans cette troisième partie, il évoques quelques propositions concrètes sur l'Europe, l'éducation, les questions internationales...

- III -


1) On nous dit : cessez de diaboliser la mondialisation. Reconnaissez que c'est un fait : nous sommes d'accord. Admettez qu'elle a permis le décollage et la croissance d'une partie du monde notamment en Asie : c'est vrai !

Mais le problème n'est pas là. Le problème est que la mondialisation est d'abord et avant tout une mondialisation financière. Et c'est pour cette raison qu'elle est dangereuse, instable, difficile à contrôler. Comme on le constate en ce moment même. Où va le monde avec la recherche d'une rentabilité de 15, 20, 25% des fonds de placements ?

La révolution, c'est que pour la première fois dans l'histoire, la mondialisation est en train d'aboutir à la mise en concurrence directe de tous les travailleurs de tous les pays. C'est pourquoi l'opinion publique est en train de basculer, dans beaucoup de pays développés, vers une peur de la mondialisation.

Il va être très difficile de mettre en place des régulations et des protections, tant les rapports de force sont défavorables, tant cela est contraire à l'hyper - idéologie hyper - dominante. Elles sont pourtant indispensables. Et cela ne pourra se faire qu'en étroite liaison avec le mouvement syndical européen et mondial.

Désormais, le compromis entre le travail et le capital ne peut se construire qu'à l'échelle mondiale. C'est donc à l'échelle mondiale qu'il va falloir mener une gigantesque bataille, qui est d'abord une bataille idéologique.

2) La démocratie sociale doit être pour l'avenir un thème central des socialistes. Ségolène Royal a raison, nous avons besoin d'un syndicalisme de masse. C'est une condition nécessaire à la fois pour équilibrer le pouvoir des actionnaires et pour élaborer de meilleurs compromis dans l'entreprise. La démocratie sociale passe évidemment par une représentation forte des salariés dans les conseils de surveillance et les conseils d'administrations. A partir du moment où le syndicalisme sera fort, des négociations seront possibles jusqu'au niveau de l'entreprise.

3) Notre modèle social est entièrement à reconstruire. Plus de solidarité, plus de justice, beaucoup moins de dispositifs et de guichets. Admettons que les normes de portée générale butent sur la complexité du réel et la diversité des situations. Recherchons donc, chaque fois que possible, l'individualisation des réponses, qu'il s'agisse de chômage, d'insertion ou de formation.

4) Education : Priorité au soutien scolaire gratuit pour tous les élèves qui en ont besoin, à une information sur les métiers plus développée et plus en amont, à des "écoles de parents", aux écoles de la deuxième chance pour ceux qui ont échoué dans le système scolaire.

5) International : La défense des droits de l'homme doit cesser d'être une incantation pour devenir une pratique raisonnée et conduite autant que possible à l'échelle de l'Europe. Le terrorisme est la menace numéro 1. On ne peut y répondre qu'en accroissant et en améliorant la coopération internationale, qui repose, au niveau des services, sur la confiance. L'intégrisme islamique, organisé et pas individuel, constitue une agression en règle contre les valeurs sur lesquelles sont fondées à la fois la démocratie et les droits de l'homme au niveau international. Je suis convaincu que nous ne sommes pas loin d'une guerre des civilisations. A cela, deux réponses : ne soyons plus naïfs et encourageons partout, de toutes nos forces, l'émergence d'un islam laïque et progressiste.

6) L'Europe : Disons la vérité, l'élan est perdu, la foi européenne est à reconstruire. La question centrale n'est pas celle d'un traité européen, mini ou pas. La question centrale est : à quoi sert l'Europe ?
Je suis certain qu'elle est plus que jamais indispensable, comme espace de valeurs partagées, de solidarités et, potentiellement, de croissance économique. Mais cela reste entièrement à démontrer à nos concitoyens européens. Dans l'immédiat, une seule voie : un moratoire sur les élargissements, la recherche d'un minimum de protection par rapport à la course folle au moins-disant social, enfin l'Europe concrète, celle des peuples et des profits, l'Europe par la preuve.
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 18:55
Suite de la réflexion initiée par Jean-Louis Bianco, dont je vous livre les principaux points...
- II -


La campagne présidentielle a montré que nous avions aussi à retravailler sur les valeurs. Quelles sont les valeurs identifiantes de la gauche ? La justice et la solidarité. Nous devons les réaffirmer et les traduire en choix concrets. Quid alors de la valeur travail ? Nicolas Sarkozy a manifestement gagné la bataille idéologique consistant à s'approprier cette valeur. Ségolène Royal a tenté de réagir, mais nécessairement tard, et par conséquent en n'échappant pas à une certaine ambiguïté. Comme le souligne Dominique MÉDA, les messages qu'envoient les Français sur cette question sont complexes et nuancés.

Je reprends ici son analyse :

    1.    les Français sont, parmi les Européens les plus nombreux à dire que le travail est important. Ceux qui sont le plus attachés au travail comme élément clé de leur existence sont les chômeurs et les précaires.
    2.    Les Français sont aussi les plus nombreux à dire que le travail devrait occuper moins de place dans leur vie.
    3.    Les attentes. qui se portent sur le travail sont de plus en plus fortes : il doit faire sens, il doit permettre des contacts humains intéressants.

Quelle serait une position de gauche sur le travail ? S'il faut un slogan, travailler tous, travailler mieux !
En pratique :

    1.       Eradiquer les emplois de piètre qualité (qui d'ailleurs sont souvent peu productifs)
   2.    Investir massivement dans la qualification de la main d'œuvre (formation continue et formation initiale : mettre un terme aux sorties sans qualification du système scolaire).
    3.    Refuser la culpabilisation sur le thème : "nous ne travaillons pas assez".

BON A SAVOIR : La durée effective annuelle moyenne du travail en Allemagne, aux Pays Bas ou au Danemark est inférieure à la nôtre (en raison du temps partiel). La productivité française par heure travaillée reste une des plus fortes au monde.

Ce qui fait problème ce n'est pas que les Français ne travaillent pas assez, c'est qu'il n'y a pas assez de Français qui travaillent et c'est qu'il y a trop de précarité (en particulier le temps partiel subi)
.


A suivre demain, quelques propositions concrètes
de Jean-Louis Bianco sur l'Europe, l'éducation, les questions internationales...
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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 16:36
La rentrée approche à grands pas. Et, je crois que rarement en période estivale, la vie politique n'aura été aussi peu mise en sommeil que cet été : affaire Franco-Lybienne, censure sur du Conseil Constitutionnel sur les premières mesures fiscales de N. Sarkozy, vacances de nabab aux USA de notre président, excuses forcées de notre ministre des affaires étrangères à l'Irak...

Toutefois, avant de replonger dans ce combat nécessaire qui s'annonce contre les casses sociales prévues par le gouvernement Fillon et les injustices qu'entend nous imposer Nicolas Sarkozy, j'aimerais vous livrer quelques réflexions plus globales, sur notre pays, sur la gauche, sur notre avenir...

Elles sont tirées d'une tribune signée, dans le Monde, par Jean-Louis Bianco, Député des Alpes de Hautes-Provence
et proche parmi les proches de Ségolène Royal, qui représente plus que jamais à mes yeux, un chance pour les socialistes et plus généralement pour la France.



PROGRAMME POUR UNE REFONDATION

- I -


Le monde a changé et continue à changer vite. Le système médiatique va à 2000 à l'heure, le marché va très vite, l'action publique se déclenche souvent en retard, et a besoin de temps pour produire ses effets, au-delà de l'action symbolique, et importante, des mots.

C'est pourquoi la première refondation nécessaire est liée au temps. Cela veut dire donner une priorité à l'enseignement de l'Histoire. C'est aussi ouvrir un grand débat avec les journalistes et les responsables des médias sur les moyens d'éviter l'instantanéité et l'atomisation du temps.

La deuxième refondation est liée à la morale. Je suis convaincu que la stabilité et la qualité de la vie collective dépendent de la morale, de la vertu des citoyens, comme disait Rousseau. A notre époque qui se caractérise à la fois par la montée de l'individualisme et par la pression sur l'individu des modes et des médias, c'est aussi l'individu qui peut contribuer au progrès. Le citoyen-usager tient une partie de la solution aux accidents de la route. Le citoyen-consommateur peut choisir le commerce équitable et le citoyen- investisseur les fonds éthiques.

Jaurès parlait de "socialisme individuel". Ce qui veut dire quoi aujourd'hui ? Admettre que la lutte de chaque individu pour conquérir son autonomie et son épanouissement est légitime et nécessaire. Débattre, puis mettre en évidence les comportements vertueux, les comportements citoyens. Y éduquer dès l'école : une éducation citoyenne, et pas seulement une instruction civique. Les valoriser par la reconnaissance publique.

La troisième refondation est liée au sens du monde. Comment redonner un sens au monde, et, au passage, à l'action collective ? Comment ré-enchanter le monde, face à la religion de l'instant, à la religion de l'argent, face aussi aux tendances sectaires qui se développent dans beaucoup de religions ? Du côté des dérives religieuses, la réponse s'appelle évidemment laïcité, c'est-à-dire autonomie de l'espace public et tolérance. La laïcité n'est pas une vieille lune, c'est une nécessité d'avenir.
Du coté des dérives de l'argent - roi, la réponse devrait être simple. Valoriser, dans tous les sens du terme, le non-marchand, le coopératif, l'économie sociale et solidaire, l'engagement citoyen. Mais aussi abolir les privilèges de l'argent : rémunérations excessives et opaques (pas seulement des dirigeants d'entreprises !), passe-droits, privatisation des territoires...

La quatrième refondation consiste simplement à rappeler et à se rappeler, les fondamentaux de la gauche, c'est à dire ce qui fait qu'il y a une gauche et une droite, et que ce n'est pas la même chose ! Affirmons que le combat contre les injustices et les inégalités est le premier de tous les combats, combat contre le désordre établi, combat pour instituer un ordre juste.

Un peu plus de justice vaut bien un peu moins d'efficacité, si tels sont les termes de l'échange. Affirmons que la solidarité est nécessaire au lien social comme est nécessaire à la vie l'air que l'on respire.

La cinquième refondation consiste dans un pragmatisme absolu (je sais que je vais choquer !) pour rechercher les moyens les mieux adaptés aujourd'hui aux buts que nous poursuivons. En n'oubliant jamais que "la fin ne justifie pas les moyens" et que les moyens choisis influent eux aussi sur la fin. Pragmatisme absolu, cela veut dire regarder partout, sans tabou ni préjugé, ce qui marche.


D'où découle une méthode de changement profondément différente de celle qui a été le plus souvent pratiquée en France. Quel programme pour cette méthode ?


    1.    Le débat public en France manque dramatiquement d'une culture de l'évaluation. Sur les retraites par exemple, il ignore le plus souvent le travail consensuel mené par le Conseil d'orientation des retraites qui associe parties prenantes et experts. Même chose pour l'école.
    2.    Beaucoup, beaucoup moins de lois et de règlements. Evaluer, avant de légiférer. Fixer un objectif "bête et méchant", faute de quoi on en restera à l'incantation. Par exemple, diviser par 5 le nombre de lois et de règlements.
    3.    Avant une éventuelle loi, bien identifier et caractériser un problème, ce qui suppose un débat public organisé, maîtrisé et participatif. Et faire émerger des solutions, qu'elles viennent "d'en haut" ou "d'en bas".
    4.    Privilégier partout, à tous les niveaux, le contrat, la négociation, l'expérimentation dès lors que la loi a fixé le cadre. Par exemple, en cas de licenciement collectif, rechercher un accord majoritaire plutôt que de transformer la procédure de licenciement en cérémonial chinois (Frédéric Tiberghien).
   5.    Evaluer en permanence (le Parlement), de manière transparente, les résultats effectifs du changement attendu.


A suivre demain, une nouvelle approche des valeurs de la gauche
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 18:39
Près de 20 000 personnes ont acclamé Ségolène Royal, hier soir à Lille pour son dernier meeting de campagne avant le second tour, dimanche. Elle s'est exprimé à la suite de Pierre Mauroy, ancien premier ministrer et de Jacques Delors, ancien ministre et ex-Président de la Commission Européenne. Voici les vidéos de ces discours très importants !

Ségolène Royal



Jacques Delors



Pierre Mauroy


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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 11:00
La radio RMC Info a confirmé que le débat entre les deux candidats aura bien lieu sur son antenne et sur BFM TV ce samedi, à 11h. Un temps d'antenne compensatoire sera donné à Nicolas Sarkozy.

MAJ : le site de BFM TV étant difficile d'accès, sachez que vous pouvez également suivre ce débat en direct le site du journal Aujourd'hui/Le Parisien
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