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Site officiel de Michel Pineau, N°2 de la Fédération PS du Var et coordinateur de Désirs d'Avenir 83.

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Chômage, précarité : le témoignage accablant d’un chômeur varois !


Voici le type d’offre que l’on trouve dans les ANPE du Var. Peu de CDI (le Graal des chômeurs), et une majorité de CDD, intérim, CNE et autres déclinaisons aux noms barbares et aux critères fallacieux. Je vous propose de lire le témoignage d’un demandeur d’emploi croisé dernièrement à Draguignan. Il est édifiant et se passe de commentaire (pour préserver l’identité du témoin, son identité a été changée)...

Appelons-le Vincent. A 30 ans, il vit dans le centre-Var. Depuis des mois, voire des années, il accumule les CDD, les CES, les petits boulots, les contrats d’avenir et ou les heures de jardinage. Il est au chômage… Ces derniers mois, Vincent ne s’est pourtant pas croisé les bras. Il a fait la plonge dans un restaurant qui l’a employé sans contrat préalable, renouvelable à la journée. Une semaine non-stop, des journées de 12 h, payées 8. La précarité, il connaît ! Il a aussi connu les contrats horaires des mairies, mal payés et inadaptés (de 6h à 7h30 puis de 11h30 à 13h puis de 16h à 17h30… ). À peine de quoi survivre sans pouvoir s’en sortir.

Convocation obligatoire
Il y a trois mois, les ASSEDIC l’ont sèchement convoqué par courrier. Son tort, sa faute : il ne cherche pas assez sérieusement du travail… Son cas va donc être soumis au Préfet ! Comminatoire, la lettre ne dit rien de la suspension de ses allocations et c’est dans le stress qu’il attendra plusieurs jours que son compte soit finalement crédité des 500 € qui lui sont dûs. Il souffle… Jusqu’à la semaine dernière. Entre deux refus de candidature, le facteur lui apporte une nouvelle lettre des ASSEDIC. Son dossier intéresse vraiment beaucoup l’Etat !

Fliqué sur 5 ans !
En une semaine seulement, le voilà chargé de reconstituer cinq ans de recherche, de démarches. Il doit fournir un dossier complet : emplois, périodes de chômage, de maladie, justificatifs de recherche d’emploi… Le Jour J, il angoisse. Quoi de plus normal quand le pied au bord du gouffre, vous êtes jugé coupable à tort de ne pas vouloir travailler. Dossier en main, il se rend à Draguignan dans sa vieille voiture. Le déplacement est à sa charge, bien sûr ! C’est aussi lui qui a payé de sa poche les dizaines de photocopies car la machine des ASSEDIC est en panne et celle de l’ANPE ne délivre que trois copies par personne ! La responsable qui le reçoit est aimable, mais elle ne jettera même pas un regard au dossier patiemment et chèrement constitué. Plaidant la bonne foi, Vincent obtient gain de cause. La responsable reconnaît qu’effectivement il recherche un emploi mais « la réponse officielle vous parviendra par courrier plus tard ». Aucune excuse pour le stress, pour le dérangement, pour l’accusation injustifiée…

Vincent se sent un peu traqué, « comme si les chômeurs étaient de dangereux délinquants ». Coupables, peut-être, d’incarner l’échec du gouvernement face à la précarité.
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A
Difficile d'être jeune et chômeur en ce moment. Surtout qu'en plus d'être fliqués de plus en plus, on est considérés comme des casseurs par la police et les médias. Tous dans le même sac, quoi !
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