Site officiel de Michel Pineau, N°2 de la Fédération PS du Var et coordinateur de Désirs d'Avenir 83.
Nicolas Sarkozy est donc venu prêcher la bonne parole économique au Zénith Oméga de Toulon, jeudi soir. Toute la famille de droite de notre département (élus municipaux, départementaux et patronnat varois) s'y est pressée, trop heureuse de voir et d'écouter "le chef", dans l'attente d'être rassurée face à la crise boursière américaine qui menance de se mondialiser.
Dans la foulée, ce matin, le gouvernement, qui a présenté un projet de budget 2009 rendu délicat par une croissance en berne, a refusé toute "hausse des impôts qui réduirait le pouvoir d'achat des Français". C'est vrai, et les plus fortunés le savent bien, Sarkozy et les siens ne viendront pas leur enlever quelques piécettes... Au lieu de prendre l'argent où il se trouve, ce budget va, en fait, perpétuer la tradition de la droite qui consiste à ponctionner les ménages et la classe moyenne (fonctionnaires, artisans, commerçants, cadres...) par le biais de taxes en tout genre, tout en réduisant dramatiquement les services de l'Etat, une situation qui n'est guère tenable à long terme. Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, a d'ailleurs estimé que ce budget annonçait "l'heure des renoncements" des promesses de Nicolas Sarkozy. "Le président de la République a été élu sur quatre promesses : plus de croissance, plus de pouvoir d'achat, moins d'impôts et moins de déficit, de dette. Le résultat c'est au contraire moins de croissance, moins de pouvoir d'achat, plus de déficit et de dette et les prélèvements obligatoires ne vont pas diminuer". Un projet de budget qui est "en complet décalage avec le discours présidentiel" de Toulon, a estimé M. Migaud.