Site officiel de Michel Pineau, N°2 de la Fédération PS du Var et coordinateur de Désirs d'Avenir 83.
Pour Julien Dray (interrogé sur LCI.fr), la "méthode est contradictoire car Nicolas Sarkozy hésite entre deux tentations. D'une part, essayer de montrer symboliquement à un électorat de droite qu'il peut faire une réforme que les autres n'ont pas osé faire. D'autre part, montrer qu'il est capable de faire une réforme par consensus, avec l'esprit d'ouverture qu'il a mise en place au niveau gouvernemental. Ce tiraillement explique la confusion de la semaine qui vient de s'écouler. L'erreur qu'il a commise avec cette réforme est de croire qu'il pouvait passer en force. Et maintenant, il essaie de se ménager une porte de sortie."
Vincent Peillon, (interrogé par le Nouvel Observateur) est sur la même longueur d'ondes : "Notre position est claire. Nous sommes favorables à un alignement de la durée de cotisation des régimes spéciaux sur le régime général, mais dans le cadre d'une réforme des retraites qui garantisse deux objectifs : l'efficacité économique, pour résoudre le problème du financement et la justice, pour arrêter l'érosion des petites pensions et prendre en compte la pénibilité du travail. Or le projet du gouvernement n'y répond pas. Les discussions sur la pénibilité n'ont pas avancé d'un iota depuis cinq ans. Quant aux petites retraites, elles n'augmenteront que de 1,1% en 2008, bien moins que l'inflation, alors que Nicolas Sarkozy avait promis de les augmenter de 25% pendant la campagne !"