Site officiel de Michel Pineau, N°2 de la Fédération PS du Var et coordinateur de Désirs d'Avenir 83.
L’Union Européenne célèbre donc son 50ème anniversaire, en pleine élection présidentielle française. Force est de constater que la campagne électorale ne déchaine pas de passions pour « l’Europe ». L’Union reste pourtant notre avenir ne serait-ce que parce qu’elle est, sur notre continent, le garant d’une paix durable et avérée depuis des décennies. Mais cette réalité majeure ne semble pas suffisante pour satisfaire les citoyens Européns, comme nous avons pu le constater, en France, au moment du référendum sur la Constitution. Nul doute que les peuples considèrent précisément que la politique Europénne ne se réduit pas aux institutions. Il convient donc, comme le préconise Ségolène Royal, de définir, en concertation avec les citoyens européens, des actions opérationnelles et crédibles en leur faveur (protection sociale, emploi…) avant de lancer toute réforme institutionnelle. C’est en tout le cas le seul moyen de rassurer nos concitoyens qui ont le sentiment, à juste titre, de subir l’hégémonie de l’ultralibéralisme en Europe sans jamais être associés aux décisions qui les concernent !

Le 1er mai 2004, huit nouveaux pays d’Europe centrale et orientale (Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie) ont rejoint l’Union Européenne, mettant enfin un terme à la division de l’Europe décidée soixante ans plus tôt par les grandes puissances à Yalta. Chypre et Malte adhèrent également, tandis que la Bulgarie et la Roumanie nous rejoignent en janvier dernier. Au total, nous sommes désormais 27 états membres à célébrer les 50 ans de ce traité de Rome qui a vu l'Europe tourner le dos aux conflits meurtriers sur son sol au profit d'une collaboration économique, sociale et politique. 

