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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 22:10
La nouvelle tragédie de Gaza et la violence des réactions qu’ils suscitent parfois, rappelle qu’il est particulièrement difficile de comprendre la situation conflictuelle récurrente dans ces territoires. Il importe pourtant de rester objectif devant ces évènements. Aussi je m’inspire bien volontiers de l’analyse de Jean-Pierre Mignard, Président de « Désirs d’Avenir », sur la guerre au Proche Orient, pour vous livrer ces quelques commentaires à propos du drame Palestinien. Ils peuvent nous être utiles, car avant de réagir à propos d’un tel conflit, il convient avant tout d’être précis :

Comme chacun sait, l’exode des juifs était le résultat d’une violence anti-sémite inouie et abjecte qui s’était abattue sur ces derniers dans toute l’Europe, de la Russie à la France et dont le point culminant fut, dans l'Allemagne nazie, la Shoah. Aussi lorsque l’ONU attribue, en 1948, une terre, en Palestine, aux juif réfugiés c’est un immense soulagement  pour des milliers de familles aux abois. Hélas, cette décision est prise à l’époque sans la moindre considération pour les Palestiniens. Ce manquement va préparer une véritable poudrière dans cette partie du monde où tous les cynismes et manipulations vont alors se donner alors libre cours !

Ce sont d’abord, les agissements des régimes ou factions arabes qui plusieurs fois, massacrent des Palestinens :  Amman, Septembre Noir, Beyrouth... Puis c’est l’Europe, notamment la France et la Grande Bretagne, qui voient en Israël le mouvement d’émancipation du monde arabe, durant la décolonisation, sinon le moyen de protéger leurs propres intérêts ! Ce sont les USA aussi, qui désireux par dessus tout de contenir les régimes Arabes liés à l’URSS, apportent, par calcul, leur soutien à Israël !

Les Israëliens de leur côté, du moins certains leaders, sensibles à la théorie du « Grand Israël »  n'hésitent pas à conquérir de nouveaux territoires, après la victoire de 1967 sur leur agresseur Arabe. Cette annexion aura pour conséquence de pousser  la résistance Palestinienne vers des positions plus extrêmes qui la verront réclamer, pendant 25 ans de manière totalement irréaliste la destruction de l’état juif ! En attendant le terrorisme moderne est né, et s’ensuit une sanglante surenchère où les populations civiles des deux camps sont prises en otage.

Malgré de courageuses et lucides interventions de personnalités extraordinaires comme Sadate et Rabin, tous deux assassinés, la paix définitive ne pourra jamais être trouvée. D'autant moins, que durant toutes ces années ,les USA et Israël apportent sournoisement leur soutien financier au Hamas pour affaiblir le Fatah d’Arafat. On voit les résultats d’une pareille manoeuvre aujourd’hui !

Y-a t-il un espoir ? Il  a tellement été écrit et dit sur le sujet que l'on se demande quoi rajouter :
- démilitariser la bande de Gaza ? Qui va envoyer des troupes ? Et pour protéger qui de qui ?
- restaurer l'unité territoriale de la Cisjordanie ? Quel gouvernement Israëlien aura le courage d'affronter les colons ?
Sans doute faut-il favoriser tout rapprochement en imposant un droit humanitaire à défaut du droit tout court, puis rassurer les deux parties, Israël sur sa sécurité et la Palestine sur son droit à un état. Comment ? Sutout pas en confondant ce droit avec le soutien à un mouvement confessionnel despotique sous la coupe de ses puissants protecteur régionaux !
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 20:08
La majorité de droite au Parlement Européen de Strasbourg a voté jeudi dernier une nouvelle directive concernant les conditions controversées de "retour" des sans-papiers. Des normes communes pour les rétentions administratives et les expulsions qui placent l'Union Européenne au cœur d'une tempête de protestations. Bien sûr, la gauche et en premier les députés européens socialistes français ont voté contre mais cela n'a malheuresement pas suffit pour arrêter cette directive contestée également par les ONG qui y voient une "directive de la honte".

La "directive retour", qu'est-ce que c'est ?
Résultat d'un compromis inédit en matière d'immigration entre négociateurs du Parlement et les 27 Etats membres, elle a été approuvée par 367 voix contre 206 et 109 abstentions. Conservateurs, libéraux et eurosceptiques ont fait alliance pour durcir considérablement les conditions des sans-papiers en Europe. Cette loi européenne, qui devra être transposée dans les pays membres d'ici deux ans, vise en priorité à faciliter les départs volontaires des étrangers en situation irrégulière dans l'UE. S'ils refusent, ils peuvent être placés en rétention jusqu'à 18 mois avant d'être expulsés, et n'auront plus le droit de rentrer l'UE dans les cinq ans suivant leur renvoi. La rétention et l'expulsion des mineurs, même non accompagnés, n'est pas non plus interdite, de même que l'expulsion de sans-papiers vers des pays de "transit".

Le reste du monde effaré !

La députée socialiste française, Martine Roure, estime qu'il s'agit du signe d'une "Europe qui se referme sur elle-même". Le vote répond à un "diktat" des Etats membres, s'est emporté le communiste italien Giusto Catania qui a rappelé que 44 pays d'Afrique et d'Amérique latine avaient fait part de leurs réserves aux dirigeants européens. Le président équatorien Rafael Correa a d'ailleurs aussitôt dénoncé cette "directive de la honte", et prôné un front latino-américain pour protester contre le vote.
Louise Arbour, Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, a elle aussi critiqué le texte, plaidant pour qu'on accorde les mêmes garanties aux demandeurs d'asile qu'à ceux qui fuient la misère ou la famine. Le texte permettra d'"expulser, seuls, des mineurs non-accompagnés vers des centres d'accueil dans des pays tiers", déplore la Fédération internationale des droits de l'Homme. Aux critiques des Eglises, de la Confédération européenne des syndicats (CES), s'est ajouté un appel signé par le Prix nobel italien Dario Fo, les réalisateurs Luc et Jean-Pierre Dardenne, Pedro Almodovar, Philippe Diaz, l'actrice Penelope Cruz ou encore les chanteurs Manu Chao et Toure Kunda.
Ce vote donne "un très mauvais exemple à d'autres régions dans le monde" juge Amnesty International qui a appelé les Etats aux conditions plus favorables aux sans-papiers à ne pas utiliser la directive "comme un prétexte pour rabaisser les normes".

Que faut-il craindre ?
Certes, la France, qui n'est pas le pays le plus rapide à transcrire les directives européenne dans son droit national, s'est engagée à ne pas durcir sa législation, où la durée maximale de rétention est de 32 jours. La directive fixe, en effet, des normes minimales mais ne fait pas obstacle à des dispositions nationales plus favorables. Certes, la limitation de la durée de rétention administrative à dix-huit mois maximum, va obliger six Etats qui n'ont aucune limite, ou une limite supérieure, à revoir leur copie. Parmi eux, la Suède, la Finlande ou les Pays-Bas et l'Estonie.

Mon avis :
Reste que, dans la pratique, cette directive entérine une façon de penser le monde digne des Misérables. Alors que la France et par extension "la vieille Europe" est le berceau des Droits de l'Homme, nous venons de nous doter d'une loi permettant de repousser les plus pauvres ou de les enfermer pendant un an et demie, sans qu'ils n'aient jamais commis d'autre crime que de vouloir vivre mieux ou de ne pas être poursuivi et tué dans leur pays pour leurs idées, leurs religions, leur mode de vie. Cette "directive de la honte" est donc un contre-sens de l'Histoire et bafoue tous les acquis des Droits de l'Homme.

Michel Pineau

Sources AFP
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 19:03
Birmanie, Chine… à quelques jours d’intervalle, deux catastrophes naturelles majeures viennent de se produire en Asie. Cyclone meurtrier et séisme d'ampleur quasi-inégalé : les images qui nous parviennent sont terribles et les bilans en vies humaines sont affolants. Depuis les années 70, la France a été, grâce à quelques médecins idéalistes, à l’avant-garde d’une « idée folle » que l’on appelle « le droit d’ingérence humanitaire ». Cette idée, qui a fait bien du chemin, était, entre autres, portée par Ronny Braumann et son collègue Bernard Kouchner qui fondèrent Médecins Sans Frontière et Médecins du Monde (MSF/MDM).

Rentré dans les mœurs, à gauche comme à droite depuis vingt ans, le droit d’ingérence humanitaire a permis de sauver des milliers de vies, partout sur le globe, grâce à l’intervention rapide et conjuguée des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et des états. Même l’Iran, qui ne passe pas pour être un pays des plus ouverts, a, en son temps, accepté ce type d’intervention.

Or, depuis plus d’une semaine, la junte Birmane, enfermée dans ses certitudes et dans son obscurantisme, refuse toute aide extérieure. Quant à la Chine, touchée avant-hier par un terrible tremblement de terre, elle ne semble pas pressée de faire appel à la communauté internationale pour obtenir de l’aide. Et que fait la France, dont le ministre des Affaires Etrangères n’est autre que Bernard Kouchner ? Oui, vous vous souvenez, l’un des théoriciens du « droit d’ingérence humanitaire »….
Et bien à vrai dire, la France ne fait pas grand-chose !


Ô certes, on assiste à
de belles déclarations enflammées mais rien n'est fait pour passer à l’acte ! Pourtant qu’à t-on à craindre de la Birmanie ? Cette dictature, qui préfère organiser un référendum bidon alors que des dizaines de milliers de Birmans sont en train de mourir, ne mérite, à mon sens, pas cette pudeur de la part de la France. Bernard Kouchner, qui ne cesse d’avaler des couleuvres sur les Droits de l’Homme depuis qu’il s’est laissé entraîné dans le gouvernement Sarkozy, va-t-il  enfin comprendre qu’il n’est qu’un alibi de « l’ouverture » et que malgré son éminente responsabilité, il n’a aucun pouvoir ? Pire, il n’a même plus celui de dire tout haut ce qu’il pense, lui qui, quand il était simple médecin, militant et sympathisant socialiste, défendait ce fameux droit d’ingérence… Une idée somme toute encore assez « révolutionnaire » !
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 07:48
IngridOff_sm.jpgPermettez-moi de mettre de côté la campagne des cantonales quelques minutes pour avoir une pensée pour Ingrid Bétancourt.

Aujourd'hui est en effet une date symbolique : cela fait désormais 6 ans que la Franco-Colombienne a été enlevée, le 23 février 2002, par les Farc, sur une petite route du sud de la Colombie. Je vous invite à visiter le site de son comité de soutien à cette adresse : http://www.agirpouringrid.com

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 12:33
Cinquantième anniversaire de l’Union Européenne... Et après ?
L’Union Européenne célèbre donc son 50ème anniversaire, en pleine élection présidentielle française. Force est de constater que la campagne électorale ne déchaine pas de passions pour « l’Europe ». L’Union reste pourtant notre avenir ne serait-ce que parce qu’elle est, sur notre continent, le garant  d’une paix durable et avérée depuis des décennies. Mais cette réalité majeure ne semble pas suffisante pour satisfaire les citoyens Européns, comme nous avons pu le constater, en France, au moment du référendum sur la Constitution. Nul doute que les peuples considèrent précisément que la politique Europénne ne se réduit pas aux institutions. Il convient donc, comme le préconise Ségolène Royal, de définir, en concertation avec les citoyens européens, des actions opérationnelles et crédibles en leur faveur (protection sociale, emploi…)  avant de lancer toute réforme institutionnelle. C’est en tout le cas le seul moyen de rassurer nos concitoyens qui ont le sentiment, à juste titre, de subir l’hégémonie de l’ultralibéralisme en Europe sans jamais être associés aux décisions qui les concernent !

Michel Pineau
Votre candidat

Un peu d'histoire...

Aujourd'hui, nous célébrons les 50 ans du Traité de Rome, traité fondateur de l'Europe dans laquelle nous vivons en paix avec nos voisins. Le 25 mars 1957, 6 pays (France, Italie, Luxembourg, Allemagne, Belgique, Pays-Bas) ont fondé la Communauté économique européenne (CEE) qui deviendra en le 7 février 1992, l'Union Européenne.




Aux 6 pays fondateurs, se sont ajoutés successivement la Grande Bretagne, l'Irlande, le Danemark en 1973, la Grèce en 1981, l'Espagne, le Portugal en 1986, la Suède, l'Autriche, et la Finlande en 1995. L'adoption du drapeau bleu à douze étoile jaunes, d'un hymne officiel (l'Ode à la joie de Beethoven) et l'introduction, le 1er janvier 2002, de l'Euro par 11 pays (300 millions d'Européens), démontre chaque jour que la construction européenne fonctionne et porte ses fruits.



Le 1
er mai 2004, huit nouveaux pays d’Europe centrale et orientale (Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie) ont rejoint l’Union Européenne, mettant enfin un terme à la division de l’Europe décidée soixante ans plus tôt par les grandes puissances à Yalta. Chypre et Malte adhèrent également, tandis que la Bulgarie et la Roumanie nous rejoignent en janvier dernier. Au total, nous sommes désormais 27 états membres à célébrer les 50 ans de ce traité de Rome qui a vu l'Europe tourner le dos aux conflits meurtriers sur son sol au profit d'une collaboration économique, sociale et politique.


 Plus d'infos :


http://www.traitederome.fr





http://europa.eu/50/index_fr.htm



A noter qu'
à l'occasion du 50ème anniversaire du Traité de Rome, les pays de la zone euro ont décidé d’émettre conjointement une pièce commémorative de deux euros. C'est la première fois que les faces nationales d’une pièce en euros sont communes.
Elle commencera a être mise en circulation dès le 2 avril.
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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 18:42
Champignon nucléaireOn connaissait la faconde de Georges Bush Junior et de ses amis, prêts à tout, même au pire, pour tancer le terroristes et attiser, dans l'opinion publique, la peur et donc la soumission. Mais voilà qu'après s'être, non sans panache, démarquée de la position américaine, au début de la nouvelle guerre d'Irak, la France, par la voix de son président, Jacques Chirac, a décidé de rentrer dans le rang.

Depuis son discours, le 19 janvier dernier, à la base nucléaire de l'Ile Longue, les terroristes et les états qui les soutiennent savent désormais qu'ils n'ont plus qu'à bien se tenir, faute de quoi la France se réserve le droit d'utiliser l'arme atomique, de manière ciblée, contre eux.

" La France se réserve le droit de riposter de façon "non conventionnelle" (donc nucléaire, NDLR), "face aux dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous..."

Cette rodomontade du chef de l'Etat m'a, comme beaucoup, scandalisé. D'abord, voilà des propos bien présomptueux quant à nos réelles capacités à peser militairement dans les conflits mondiaux. On peut le regretter, mais les faits sont là : même si les hommes qui la composent sont de valeur, notre armée est bien incapable de faire face aux défis majeurs des guerres actuelles et à venir. Il faut dire que derrière les discours de la droite, il y a, depuis 5 ans, une baisse dramatique des crédits d'entretien et de recherche. Cela ne va évidement pas sans pénaliser toute une industrie qui, notamment dans le Var, fait pourtant vivre de très nombreux français !


Mais il y a encore plus grave... Certes, c'est tout à l'honneur de notre pays que d'avoir su préserver une certaine autonomie en matière de défense. D'ailleurs, la France est l'un des rares pays européen à avoir sa propre capacité de dissuasion nucléaire. Mais jusque là, il n'avait jamais été question
aussi ouvertement de l'employer !
Peu de médias l'ont d'ailleurs relevé, mais savez-vous que les propos de Jacques Chirac sur l'utilisation possible de La Bombe contre des Etats terroristes ou présumés tels, vont à l'encontre des traités internationaux (notamment du Traité de Non Prolifération des armes nucléaire, ratifié en 1969) et de la Charte des Nations Unies pourtant signés par la France ?

"...conformément à la Charte des Nations Unies, les Etats doivent s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies..."


Franchement, les propos guerriers de Jacques Chirac sont outranciers et dangeureux. Je suis également consterné par le caractère peu diplomatique de cette déclaration. A l'heure où l'Iran et quelques autres pays comme la Corée du Nord, rivalisent de propos belliqueux ou menançantsfont monter les enchères et multiplient les menaces, était-ce bien utile de leur répondre nous aussi sur le même ton ?

Tout le monde le sait, l'usage même de la bombe nucléaire recèle en lui tant de riques pour l'humanité que le jeu n'en vaut pas la chandelle. On ne peut pas miser impunément sur les peurs en banalisant ainsi l'usage de la Bombe et en relançant, même de manière indirecte, la course à l'armement.

A titre de réflexion, voici ce que disaient, en mai dernier, les membres du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, lors la Conférence de l'ONU à New-york chargée d'examiner le TNP :

« L’usage d’armes nucléaires, qu’il soit accidentel ou intentionnel, risque de provoquer des pertes en vies humaines et des perturbations économiques de proportions catastrophiques. L’arrêt de la prolifération de ces armes et de leur usage, par des États ou des agents non étatiques, doit demeurer la première priorité de la sécurité collective ».

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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 19:47
Ariel SharonSuite à plusieurs accidents cérébraux, le 1er Ministre Israélien Ariel Sharon, se bat depuis plusieurs jours contre la mort. Actuellement plongé dans le coma, il a d'ores et déjà été remplacé par son vice 1er Ministre qui expédie les affaires courantes dans l'attente de l'inéluctable.

Je n'ai jamais été un fervent partisan d'Ariel Sharon et j'ai eu plusieurs fois, dans le passé, des raisons de critiquer son action, notamment au moment des massacres de Sabbra et Chatila au Liban. Toutefois, je dois reconnaître que sur le tard, la vision de Sharon sur le conflit Israélo-Palestinien avait enfin évolué, à mes yeux, vers plus de sagesse et de responsabilité.

L'évacuation de la bande de Gaza et des colonies, l'été dernier, était, à ce titre un signe très significatif d'une volonté réelle de revenir sereinement
à la table des négociations avec l'Autorité Palestinienne, pour mettre enfin un terme à ce conflit millénaire.

J'ose espérer que les événements qui se précipitent actuellement n'entraîneront pas la région dans un nouveau conflit ouvert.

Le processus électoral engagé il y a quelques semaines devrait semble-t-il se poursuivre. Espérons qu'au moment du vote, le peuple Israélien saura se souvenir de la position nouvelle d'Ariel Sharon à l'orée de sa vie politique.

Israël ne peut espérer la paix qu'en donnant les moyens à l'autorité Palestinienne de vivre décemment et librement. L'établissement d'une paix durable dans la région est à ce prix, sans quoi le départ d'Ariel Sharon de la scène politique au Moyen-Orient pourrait bien replonger cette région du monde dans une grande instabilité...
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